28.01.2012

VENDREDI 27 - Sacrée Case et retour Bamako

Réveil très matinal entre le coq et l'âne, petit dej traditinnel sous la paillote et en route à nouveau vers le fleuve Niger. Comme déjà dit, celui-ci est en retrait des villages (3à4 kms) pour tenir compte des crus en période de l'hivernage (mois 7, 8 et 9). Nous empruntons une jetée longue de 500m environ mais en fort mauvais état, interdisant le passage des véhicules classiques et par conséquence l'arrêt du bac reliant l'autre rive du côté du barrage de Sélingué. Il est donc remplacé au quotidien par une pirogue qui accepte passagers, vélos et petites motos. Nous rencontrons "Gérard" petit marchand ambulant avec son vélo déraillé, qui s'improvise notre guide. Après une négociation démarrée à 15000 et achevée à 3000FCFA, nous naviguons sur le fleuve entre les ilots. Malheureusement la saison ne se prête pas pour côtoyer les hippopotames et caïmans , nous reviendrons! Retour dans le village et recherche de la case sacrée.
L'instituteur en grève et le secrétaire général de Mairie nous indiquent le chemin. D'abord rechercher la case rouge et demander Mr SAA. Celui-ci étant parti à Bamako, nous sommes dirigés vers un ancien accompagné de son traducteur. Ils nous emmènent à la case sacrée. En préambule un billet de 5000 FCFA est nécessaire avant de formuler nos voeux. Un tour rapide de la case dans le sens inverse des aiguilles d'une montre permettra peut-être leur réalisation. Sans garantie du délais, l'ouverture de la case ne se faisant que tous les 7 ans en présence des seuls habitants du village. Nous sommes très déçus, aussi le billet de 1000 demandé pour la photo, nous fera rebrousser chemin. Notre manque de chance a trouvé un guide depuis 2 jours, nous laisse à penser qu'ils sont tous partis à Bamako en séminaire touristique!
Nous reprenons le goudron, déjeunons sous l'ombre épaisse et fraiche d'un manguier.

Un sms arrive nous annonçant que le vol du retour est annulé! Nous allons directement au bureau local de la RAM ( Royal Air Maroc) pour recalé notre retour pour le 02/02/2012.

Nous sommes content de retrouver Nolwenn et toute la famille. Il ne reste plus qu'à négocier la vente de la Merco mais cela c'est pour demain.
A suivre donc.

JEUDI 26- Siby à Kangaba

Après quelques courses et visite au boulanger, nous quittons Siby par une piste en bon état nous permettant de rejoindre une route plus au sud et longeant le fleuve Niger. Nous poussons jusqu'à Kangaba où, à notre surprise, c'est la fin du goudron! On nous indique un campement juste fini....nous découvrons que les maçons y sont encore!!! Nous nous rabattons sur l'Hôtel Mandé, qui n'en a que le nom. Nous regrettons notre campement de Siby. Après un déjeuner sous une paillote, nous poussons sur la piste pendant 7 kms jusqu'au village de Kela. Après bien du mal nous trouvons la bibliothèque du Mandé.....mais le guide est absent. Des gamins nous ouvrent la porte.....et après un temps le frère du guide prend le relais. Son français, comme dans toute cette région du Mali, est très approximatif mais sa bonne volonté compense. Il nous amène voir le fleuve à "2.5 kilos" par la piste. Mais après 4 kms nous laissons la Merco et continuons à pieds jusqu'au fleuve. Nous y trouverons un petit village de pêcheurs qui ont aussi l'activité de dragueurs du lit du Niger pour y extraire du gravier.. Ce campement est saisonnier car à la période de l'hivernage le fleuve sort très largement de son lit. Avant de nous en retourner, nous ne manquons pas de prendre un bain de pieds. Ah si l'eau en Bretagne pouvait être aussi bonne que celle du Niger! Incroyablement tiède?
Nous regagnons Kangaba où nous apprécions une bonne douche avant de se poser sous la paillote, attendant le diner d'un filet de capitaine ou poulet frites! Une "Castel" fraiche nous permet de patienter en rédigeant le blog.

MERCREDI 25 - L'Arche et le village au ananas

Après une nuit paisible, réveil par le chant des coqs et petit déjeuner sous la paillote d'un bon pain frais du village, nous retrouvons notre chauffeur Eponi au volant du 4X4 et notre guide Sadiou. Nous quittons le goudron des la sortie de Siby pour 17 kms de piste. Première étape, l'Arche, phénomène naturel identique à celui de Vallon Pont d'Arc si ce n'est n'est qu'elle se trouve au somment d'une petite montagne. Cela nous permet de découvrir la vallée arborée de manguiers. Traversant le village de Djendjeni, nous remettons un lot de cahiers et stylos au directeur de l'école. Perdue dans la montagne, elle n'en a pas moins un effectif de 350 élèves. Nous poursuivons la piste jusqu'au village aux ananas. Nous allons jusqu'au champs où nous récoltons quelques fruits très goutés. Nous avons du mal à imaginer ce producteur partant tous les vendredis avec sa charrette et son âne pour être au marché du samedi à Siby (rappel: 34 kms A/R par une piste accidentée!) C'est l'heure du casse croute, nous gagnons la site de la cascade, se poursuivant par une pièce d'eau, un coin à l'ombre sur des rochers fera notre bonheur. La dernière boîte de paté Henaff sera à l'honneur avant une bonne sieste. Retour tranquille au campement avec un chargement de bambous ramené à l'occasion.
Soirée tranquille à la Calebasse.

MARDI 24 - Direction Pays Mandé

Départ pour le pays Mandé, le plus dur de la route fut la sortie de Bamako, de parcourir les 4,7 kms de route en court d'élargissement, ensuite très beau goudron vers la Guinée. Après 50 kms, nous tombons sous le charme de SIBY, petit village agréable et accueillant. Nous nous posons au campement "Centre Culturel de Bougon Saga" où Germain et Patricia nous reçoivent très amicalement. Après une visite pédestre du site, nous dinons au restaurant "La Calebasse" tenu par Mr Eponi, ce jeune homme sera notre chauffeur du lendemain. Très bonne adresse à retenir pour la qualité des plats (1500fcfa) et pour l'animation du personnage.

Un petit mot sur le campement Bougou Saga: réservé prioritairement à des résidents de stages de danse ou musique, il accueille quelques touristes en période creuse, les cases sont très propres les sanitaires à l'extérieur fonctionnent avec "le seau et petit pichet d'eau". Quand à l'électricité , la fourniture est assurée par un privé de façon parfois aléatoire! Il n'empêche que l'on y est bien et les propriétaires sont fort sympathiques (adresse à retenir, tel 74 72 85 67)

SEJOUR A BAMAKO du 18 au 23/01

Nous avons utilisé ces quelques jours de repos à Bamako pour :
- remise en état des véhicules
- donation à l'UMAV (Union Malienne des Aveugles et Mal Voyants) du premier lot de 1846 paires de lunettes. Le reliquat sera remis prochainement à une autre association.
- passer la journée de dimanche à quelques kilomètres de Bamako, au campement de KANGABA, il s'agit d'un très reposant campement associatif et artisanal. Il est possible d'y pratiquer des activités physiques (rando, canoë, escalade etc) mais aussi simplement se mettre autour d'une très bonne table et ce fut notre choix!

20.01.2012

MERCREDI 18 KAYES - BAMAKO 598 KMS

"Grâce matinée" jusqu'à 6h30, départ à 7h sans savoir vraiment ce qui nous attend: 145 kms en 4 heures sur une route abominable. Nous en avions un mauvais souvenir déjà il y a 3 ans, et cela s'est aggravé. SANDARE verra la fin de la souffrance des amortisseurs, la route devenant magnifique des la sortie de cette ville. Il noous reste alors 450 kms effectués à vive allure. Nous trouvons Bamako et ses embouteillages du soir où nous sommes accueillis à 19h30 par la Famille MAIGA et Mamick autour d'un bon apéro très mérité et apprécié.

C'est donc après 14 jours de route, 6640 kms parcourus, 5 pays traversés, 4 frontières franchies, que les 3572 (trois mille cinq cent soixante douze) paires de lunettes sont parvenues à bon port. Il reste à organiser la remise de ces lunettes aux associations compétentes locales.

Les voitures ont accompli leur mission, arrivé à Bamako, même si la 504 n'a plus de clignotant, klaxon, plein phare, feux de stop, des portières difficiles à ouvrir et des rétroviseurs ficelles! Quand à la Merco, sont pot d'échappement n'a pas résisté et il lui manque un enjoliveur de roue....et toujours pas de bouchon d'essence!!!

L' équipe des Papys et Sylvie a, quand à elle, bien résisté physiquement mais appréciera ces quelques jours de repos en famille, avant de repartir découvrir de nouveaux paysages du sud Mali.

Alors, merci aux 861 visiteurs du blog, ne le refermez pas, nous vous y retrouverons bientôt.

MARDI 17 MBAKE - KAYES 580 kms

Après une nuit "emmoustiquée" départ dès 6h, notre but étant de passer la frontière malienne en fin d'après midi et de faire étape à Kayes où nous avons nos habitudes. Sylvie a nettoyé les pares brises afin de mieux nous faire profiter de la beauté du lever de soleil...(photos à venir). Un déjeuner de sardines et tomates dans une clairière ombragée, arrivée vers 15H30 à la frontière par une route en bon état. Commence alors le parcours du combattant entre les différents bureaux de police, douane, DGSR, gendarmerie. Un point commun à chaque arrêt: le fonctionnaire est plus intéressé par la Merco que par nos passeports. Cela facilite le dialogue, les formalités et évite la fouille! Nous franchissons le poste frontière après avoir remonté une haie d'honneur formée par plus de 200 camions en attente, impressionnant! Il nous reste 100 kms pour atteindre Kayes malheureusement par une route parsemée de nids d'autruche.....et c'est peu dire! Nous retrouvons avec bonheur l'hôtel BOUNA à l'entrée de la ville, établissement très recommandable. Nous organisons une bonne soirée qui commence par une "Castel" 65 cl fraiche, un Côte du Rhône millésimé ???? pour accompagner les steaks frites et le filet de capitaine. Trop bon tout cela! Cette dernière soirée à 4 finalise en beauté cette première partie du voyage 2012

LUNDI 16: NOUAKCHOTT - MBAKE 612 kms

Les Papys deviennent raisonnables et décident de passer par le Sénégal pour des raison de sécurité. C'est donc un départ à 5h du matin vers ce pays dans une ville quasi déserte, sauf les autorités militaires qui nous font subir un contrôle très matinal!! La route est en bonne état jusqu'à 10 kms de ROSSO que nous atteignons vers 8H30. Le passage par un portail cadenassé symbolise vraiment la frontière. Les formalités nombreuses se passent dans une ambiance pesante. Après la traversée du fleuve Sénégal par un bac, les formalités recommencent côté Sénégal. Pendant ce temps, los voitures sont lavées malgré notre refus, elles perdent leur aspect africain à notre grand regret! N'ayant qu'un passe avant de 48h, nous renonçons à une étape festive chez Annie et René à Mbour. Nous coupons au travers le pays par une route en parfait état jusqu'à Mbaké. Auparavant, nous traversons la ville de TOUBA au moment du pèlerinage "magal", la foire de Lille à l'africaine, ce qui donne une heure d'embouteillage de charrettes, taxi-brousses, autocars bondés, et des milliers de personnes.... Nous trouvons un campement et dinons dans notre chambre d'une macédoine de légumes améliorée par Sylvie et arrosée d'une bière livrée ....tiède, dommage!

15.01.2012

SAMEDI 14 - BOU LOUARN - Nouakchott 365 kms

Départ, 7H10, nouveau très beau lever de soleil, la route est longue mais plus variée que celle du Sahara Occidental. Paysages qui évoluent entre plaines de savane et grandes dunes, troupeaux de dromadaires et de chèvres, quelques ânes. Réalisation des traditions: arrêt Gare du Nord et photo de groupe sur la dune de sable. La température est encore montée d'un cran, pas loin de 30°. Arrivée à la maison Jeloua vers 13h, où Hervé fait la connaissance d'Olivia. Nous apprécions cette bonne maison située gps 18° 06' 03,75''N / 15,58° 58' 44,72"W.
Déjeuner sur place, l'après midi etant occupée aux courses et vérifications diverses sur les voitures. La courtoisie au volant de GG occasionne une crevaison à la Merco qui roule sur une pointe de 110 dans un monticule d'ordures....
Nous faisons connaissance de "Papy et Mamy en voyages", coincés depuis une semaine dans cette ville , joint de culasse du Toy HS. Nous finirons la soirée avec eux autour d'une table avec chouchenn et cognac pour l'anniversaire de Jean-Luc

Demain dimanche, journée relâche à Nouakchott (Bon anniversaire Jade, de la part de Mamily), et lundi poursuite du voyage vers Bamako.

VENDREDI 13 Boujdour Mauritanie

Depart matinal, nous attaquons une longue route monotone ciel opaque et bas un fort vent lateral crée des tempetes de sable, nous longeons la cote au plus pres et pouvons voir des flamands roses. Cette zone est réputée pour ses pêcheurs à la ligne du haut de leur falaise d'une hauteur de 30m.
Rien de spécial avant l'arrivée à la douane de Guerguerat vers 16h45. Là commencent les longues formalités entre les différents corps militaires: police, douane, gendarmerie. Sylvie échappe à tout cela et se voit même offrir un thé à la menthe par un beau militaire (elle est sous le charme de l'uniforme, rappel de sa jeunesse encore récente!) Nous pouvons nous engager dans le no man land, piste délicate pour nos Mémères, longue de 4 kms jonchée de multiples épaves et .....trafiquants en tous genres! Les mêmes opérations se renouvellent côté Mauritanie. Avec en plus une fouilles des voitures, il nous en coûtera 2 paires de lunettes, des ballons et quelques crayons. A 18h30, nous quittons le poste de douanes. Faute de trouver le camping recommandé par "Papy et Mamy" nous tourons et virons dans la nuit, ce qui provoque un hors piste de la 504 qui se termine par un lamentable ensablement. Sauver par la Merco en embuscade, le sourire aux lèvres.....c'est la revanche du bouchon d'huile. Match nul 1 partout.
Nous terminons dans un petit hotel très correct où nous dinons sur le parking d'un foie gras, saucisson et gateau breton. Malheureusement la surprise du lambic tourne court, la bouteille s'est vidée durant le parcours! Mais reste le chouchenn. Une bonne nuit nous attend, sauf pour Hervé qui compte les camions.

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